FAQ Propriétaires bailleurs face à une situation d’impayés de loyer
L’acte de cautionnement se matérialise par un document écrit dans lequel celui qui se porte caution s’engage envers le bailleur à payer les dettes locatives du locataire. L’article 22-1 de la loi du 06/07/1989 prévoit des mentions obligatoires. Il existe deux types de cautions :
- Caution simple : avant de se retourner contre la caution, le bailleur doit au préalable exiger le paiement de la dette au locataire.
- Caution solidaire : Le bailleur peut exiger directement la dette à la caution.
Un acte de cautionnement à durée déterminée ne peut pas être résilié avant son terme.
Un acte de cautionnement à durée indéterminée peut être résilié à chaque échéance du bail.
Les communications électroniques, dont les e-mails, sont juridiquement reconnues à condition que l’intention des parties y soient clairement exprimée. Nous vous conseillons tout de même d’envoyer la proposition d’apurement amiable, datée et signée, par courrier recommandé avec accusé de réception afin de formaliser votre intention et également d’être en mesure d’apporter la preuve de la réception dudit courrier. Pour valider l’accord, la proposition devra être datée et signée par le locataire.
Aucun minimum n’est fixé par la loi. Il est conseillé d’adresser au moins une lettre de relance et au moins une mise en demeure de payer (par lettre recommandée avec accusé de réception) avant de signifier un commandement de payer à son locataire.
Le non-paiement du loyer peut être un motif légitime et sérieux pouvant donner lieu à un congé au terme du bail sous réserve de l’interprétation souveraine du juge.
Si vous avez souscrit à une assurance « impayés de loyers », il convient de se référer au contrat signé pour connaître les conditions de remboursement ainsi que ses modalités de mise en œuvre.
Oui, VISALE est un service gratuit de sécurisation des loyers proposé par Action Logement. Il garantit les loyers et les charges de la résidence principale dans la limite de 36 mensualités et pour un loyer limité à 1 500€ charges comprises en Ile-de-France. Pour en connaître les conditions d’éligibilité, il convient de se rendre sur le site suivant : https://www.visale.fr/
Non, aucun fichier ne recense les locataires ayant déjà rencontré un problème d’impayés de loyers.
L’aide du FSL est versée directement au bailleur, via l’organisme de la CAF gestionnaire comptable du Fonds. C’est pour cette raison que le FSL demande la transmission d’un RIB au bailleur lors de l’instruction du dossier.
Non, le FSL doit être saisi par le locataire avec éventuellement l’aide de son travailleur social. Le bailleur peut cependant orienter son locataire vers ce dispositif en lui indiquant qu’il est favorable à une telle demande. En cas de décision positive, le bailleur devra remplir une attestation l’engageant à maintenir son locataire dans les lieux et à ne pas poursuivre la procédure engagée ou à signer un nouveau contrat de location si le bail a d’ores et déjà été résilié. Il doit également fournir un décompte locatif à jour ainsi que son RIB.
Non, l’aide du FSL étant une aide au maintien dans les lieux, elle ne peut pas être versée lorsque le ménage a quitté le logement.
Oui, si le propriétaire bailleur est salarié d’une entreprise privée de plus de 10 salariés, il peut contacter le service d’accompagnement social d’Action Logement. Ce service est ouvert aux salariés rencontrant des difficultés qui fragilisent leur maintien dans un logement. Si votre situation a un impact significatif sur votre logement, votre budget ou votre capacité à faire face aux dépenses de logement, elle pourra être prise en charge.
Par ailleurs, si votre locataire perçoit des allocations logement de la CAF, vous pouvez faire une demande de versement en tiers payant à la CAF lors du signalement d’impayés.
Pour rappel, l’aide du FSL est versée directement au propriétaire bailleur.
En cas de difficultés financières, les caisses de retraites complémentaires peuvent octroyer des aides exceptionnelles, que ce soit aux ménages actifs ou aux ménages retraités.
En cas d’impayés de loyers, le bailleur a une obligation de signalement auprès de la CAF. Dès lors, vous pourrez demander à ce que les allocations logement vous soient versées directement en tiers payant. A défaut de mise en place d’un plan d’apurement amiable formalisé entre le locataire et le bailleur dans un délai de six mois, ces allocations pourront être suspendues.
Si votre locataire a une capacité de remboursement, la commission de surendettement peut réaménager sa dette pour s’adapter à sa situation financière. Elle pourra décider d’un rééchelonnement de la dette sur 7 ans maximum ou d’un report du paiement pendant 2 ans au maximum (moratoire).
Si votre locataire n’a pas de capacité de remboursement et qu’un retour à meilleure fortune n’est pas envisageable, la commission peut également effacer partiellement ou totalement sa dette.
Les mesures imposées déterminées par la commission sont notifiées au bailleur, par courrier recommandé avec accusé de réception. Il a alors 30 jours pour contester ces mesures, en respectant des conditions de forme et de délai. La contestation doit être faite par écrit et doit être signée. Elle doit être remise ou envoyée par lettre recommandée avec demande d’avis de réception au secrétariat de la commission de surendettement.
Le commissaire de justice a l’obligation de procéder aux signalements des commandements de payer délivrés pour le compte des bailleurs personnes physiques et des sociétés civiles familiales (jusqu’au 4ème degré inclus) pour des impayés (loyer ou charges) sans interruption depuis une durée de deux mois ; ou lorsque la dette de loyer ou de charges est égale à deux fois le montant du loyer mensuel hors charges. Ce signalement doit être fait dès lors que l’un des deux seuils est atteint.
Non, l’acte du commandement de payer est obligatoirement signifié par voie de commissaire de justice.
Oui, si le locataire règle la totalité de la dette locative dans les délais du commandement de payer, le bailleur ne pourra pas poursuivre la procédure. Il pourra alors, à nouveau, lui envoyer une lettre de relance puis éventuellement une mise en demeure de payer. Si besoin, un nouveau commandement de payer devra lui être signifié.
Depuis le 1er janvier 2020, après la réforme judiciaire, subsiste un seul tribunal, le tribunal judiciaire de Paris, dont fait partie le Pôle civil de proximité, compétent sur l’ensemble des arrondissements de la Ville de Paris. Le juge compétent au sein de ce Pôle est le juge des contentieux de la protection, qui possède une compétence exclusive pour connaître des litiges concernant un contrat de location.
Tous les frais relatifs à cette procédure sont à la charge du bailleur (créancier). Le coût varie en fonction du montant de la dette.
La procédure de recouvrement simplifiée peut être engagée pour le recouvrement de petites créances dont le montant n’excède pas 5 000€. La créance ne doit pas être prescrite. Elle doit être certaine, liquide et exigible, c’est-à-dire qu’elle ne peut pas raisonnablement être contestée par le débiteur. Elle doit être arrivée à échéance et son montant doit être déterminé. Cette procédure paraît appropriée dans les situations où le locataire a la possibilité de reprendre le paiement du loyer courant et de solder la dette locative grâce à la mise en place d’un échéancier mais nécessite tout de même un cadre légal avec l’intervention d’un professionnel.
Non, ces deux procédures permettent uniquement au bailleur de recouvrer la créance sans engager la résiliation du contrat de location.
En application de l’article 7-1 de la loi du 06/07/1989, « Toutes actions dérivant d’un contrat de bail sont prescrites par trois ans à compter du jour où le titulaire d’un droit a connu ou aurait dû connaître les faits lui permettant d’exercer ce droit ».
Si le bailleur a obtenu un jugement concernant cette créance, il devra être signifié au débiteur par un commissaire de justice, et pourra être exécuté pendant une durée de 10 ans. En cas de défaut de paiement du débiteur, nous vous invitons à prendre contact avec un commissaire de justice pour la mise en œuvre de saisies.
Pour effectuer une saisie définitive, le bailleur doit être en possession d’un titre exécutoire constatant une créance évaluée en argent et exigible. Il conviendra ensuite de se rapprocher d’un commissaire de justice qui se chargera d’établir un acte de saisie et de le signifier à la banque du débiteur.
Être en cours de procédure d’expulsion est un critère de priorité pour l’attribution d’un logement social. A Paris, les délais de relogement dans le parc social restent cependant supérieurs à la moyenne nationale, compte tenu du nombre de demandeurs de logement et du nombre d’attributions de logements par an.
Générale
- ADIL
- Propriétaires bailleurs : toutes les réponses à vos questions face à une situation d’impayés de loyer
Être en cours de procédure d’expulsion est un critère de priorité pour l’attribution d’un logement social. A Paris, les délais de relogement dans le parc social restent cependant supérieurs à la moyenne nationale, compte tenu du nombre de demandeurs de logement et du nombre d’attributions de logements par an.
Pour effectuer une saisie définitive, le bailleur doit être en possession d’un titre exécutoire constatant une créance évaluée en argent et exigible. Il conviendra ensuite de se rapprocher d’un commissaire de justice qui se chargera d’établir un acte de saisie et de le signifier à la banque du débiteur.
Si le bailleur a obtenu un jugement concernant cette créance, il devra être signifié au débiteur par un commissaire de justice, et pourra être exécuté pendant une durée de 10 ans. En cas de défaut de paiement du débiteur, nous vous invitons à prendre contact avec un commissaire de justice pour la mise en œuvre de saisies.
En application de l’article 7-1 de la loi du 06/07/1989, « Toutes actions dérivant d’un contrat de bail sont prescrites par trois ans à compter du jour où le titulaire d’un droit a connu ou aurait dû connaître les faits lui permettant d’exercer ce droit ».
Non, ces deux procédures permettent uniquement au bailleur de recouvrer la créance sans engager la résiliation du contrat de location.
La procédure de recouvrement simplifiée peut être engagée pour le recouvrement de petites créances dont le montant n’excède pas 5 000€. La créance ne doit pas être prescrite. Elle doit être certaine, liquide et exigible, c’est-à-dire qu’elle ne peut pas raisonnablement être contestée par le débiteur. Elle doit être arrivée à échéance et son montant doit être déterminé. Cette procédure paraît appropriée dans les situations où le locataire a la possibilité de reprendre le paiement du loyer courant et de solder la dette locative grâce à la mise en place d’un échéancier mais nécessite tout de même un cadre légal avec l’intervention d’un professionnel.
Tous les frais relatifs à cette procédure sont à la charge du bailleur (créancier). Le coût varie en fonction du montant de la dette.
Depuis le 1er janvier 2020, après la réforme judiciaire, subsiste un seul tribunal, le tribunal judiciaire de Paris, dont fait partie le Pôle civil de proximité, compétent sur l’ensemble des arrondissements de la Ville de Paris. Le juge compétent au sein de ce Pôle est le juge des contentieux de la protection, qui possède une compétence exclusive pour connaître des litiges concernant un contrat de location.
Oui, si le locataire règle la totalité de la dette locative dans les délais du commandement de payer, le bailleur ne pourra pas poursuivre la procédure. Il pourra alors, à nouveau, lui envoyer une lettre de relance puis éventuellement une mise en demeure de payer. Si besoin, un nouveau commandement de payer devra lui être signifié.
Non, l’acte du commandement de payer est obligatoirement signifié par voie de commissaire de justice.
Le commissaire de justice a l’obligation de procéder aux signalements des commandements de payer délivrés pour le compte des bailleurs personnes physiques et des sociétés civiles familiales (jusqu’au 4ème degré inclus) pour des impayés (loyer ou charges) sans interruption depuis une durée de deux mois ; ou lorsque la dette de loyer ou de charges est égale à deux fois le montant du loyer mensuel hors charges. Ce signalement doit être fait dès lors que l’un des deux seuils est atteint.
Si votre locataire a une capacité de remboursement, la commission de surendettement peut réaménager sa dette pour s’adapter à sa situation financière. Elle pourra décider d’un rééchelonnement de la dette sur 7 ans maximum ou d’un report du paiement pendant 2 ans au maximum (moratoire).
Si votre locataire n’a pas de capacité de remboursement et qu’un retour à meilleure fortune n’est pas envisageable, la commission peut également effacer partiellement ou totalement sa dette.
Les mesures imposées déterminées par la commission sont notifiées au bailleur, par courrier recommandé avec accusé de réception. Il a alors 30 jours pour contester ces mesures, en respectant des conditions de forme et de délai. La contestation doit être faite par écrit et doit être signée. Elle doit être remise ou envoyée par lettre recommandée avec demande d’avis de réception au secrétariat de la commission de surendettement.
En cas d’impayés de loyers, le bailleur a une obligation de signalement auprès de la CAF. Dès lors, vous pourrez demander à ce que les allocations logement vous soient versées directement en tiers payant. A défaut de mise en place d’un plan d’apurement amiable formalisé entre le locataire et le bailleur dans un délai de six mois, ces allocations pourront être suspendues.
Oui, si le propriétaire bailleur est salarié d’une entreprise privée de plus de 10 salariés, il peut contacter le service d’accompagnement social d’Action Logement. Ce service est ouvert aux salariés rencontrant des difficultés qui fragilisent leur maintien dans un logement. Si votre situation a un impact significatif sur votre logement, votre budget ou votre capacité à faire face aux dépenses de logement, elle pourra être prise en charge.
Par ailleurs, si votre locataire perçoit des allocations logement de la CAF, vous pouvez faire une demande de versement en tiers payant à la CAF lors du signalement d’impayés.
Pour rappel, l’aide du FSL est versée directement au propriétaire bailleur.
En cas de difficultés financières, les caisses de retraites complémentaires peuvent octroyer des aides exceptionnelles, que ce soit aux ménages actifs ou aux ménages retraités.
Non, l’aide du FSL étant une aide au maintien dans les lieux, elle ne peut pas être versée lorsque le ménage a quitté le logement.
Non, le FSL doit être saisi par le locataire avec éventuellement l’aide de son travailleur social. Le bailleur peut cependant orienter son locataire vers ce dispositif en lui indiquant qu’il est favorable à une telle demande. En cas de décision positive, le bailleur devra remplir une attestation l’engageant à maintenir son locataire dans les lieux et à ne pas poursuivre la procédure engagée ou à signer un nouveau contrat de location si le bail a d’ores et déjà été résilié. Il doit également fournir un décompte locatif à jour ainsi que son RIB.
L’aide du FSL est versée directement au bailleur, via l’organisme de la CAF gestionnaire comptable du Fonds. C’est pour cette raison que le FSL demande la transmission d’un RIB au bailleur lors de l’instruction du dossier.
Non, aucun fichier ne recense les locataires ayant déjà rencontré un problème d’impayés de loyers.
Oui, VISALE est un service gratuit de sécurisation des loyers proposé par Action Logement. Il garantit les loyers et les charges de la résidence principale dans la limite de 36 mensualités et pour un loyer limité à 1 500€ charges comprises en Ile-de-France. Pour en connaître les conditions d’éligibilité, il convient de se rendre sur le site suivant : https://www.visale.fr/
Si vous avez souscrit à une assurance « impayés de loyers », il convient de se référer au contrat signé pour connaître les conditions de remboursement ainsi que ses modalités de mise en œuvre.
Le non-paiement du loyer peut être un motif légitime et sérieux pouvant donner lieu à un congé au terme du bail sous réserve de l’interprétation souveraine du juge.
Aucun minimum n’est fixé par la loi. Il est conseillé d’adresser au moins une lettre de relance et au moins une mise en demeure de payer (par lettre recommandée avec accusé de réception) avant de signifier un commandement de payer à son locataire.
Les communications électroniques, dont les e-mails, sont juridiquement reconnues à condition que l’intention des parties y soient clairement exprimée. Nous vous conseillons tout de même d’envoyer la proposition d’apurement amiable, datée et signée, par courrier recommandé avec accusé de réception afin de formaliser votre intention et également d’être en mesure d’apporter la preuve de la réception dudit courrier. Pour valider l’accord, la proposition devra être datée et signée par le locataire.
L’acte de cautionnement se matérialise par un document écrit dans lequel celui qui se porte caution s’engage envers le bailleur à payer les dettes locatives du locataire. L’article 22-1 de la loi du 06/07/1989 prévoit des mentions obligatoires. Il existe deux types de cautions :
- Caution simple : avant de se retourner contre la caution, le bailleur doit au préalable exiger le paiement de la dette au locataire.
- Caution solidaire : Le bailleur peut exiger directement la dette à la caution.
Un acte de cautionnement à durée déterminée ne peut pas être résilié avant son terme.
Un acte de cautionnement à durée indéterminée peut être résilié à chaque échéance du bail.
En plus de son site internet, l’ADIL de Paris vous permet de consulter gratuitement ses conseillers juristes de trois façons :
Pour des questions généralistes :
- Par téléphone, au 01 42 79 50 50
Pour évoquer plus en détail un sujet ou une problématique :
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Vous êtes propriétaire bailleur : Informez-vous sur les rapports locatifs, l’encadrement des loyers, les dispositifs fiscaux d’investissements locatifs, les revenus fonciers, les normes environnementales ainsi que les travaux énergétiques.
L’ADIL est partenaire de la Charte de prévention des expulsions locatives de Paris.
À ce titre, elle assure une permanence téléphonique dédiée aux questions liées aux impayés et à la procédure d’expulsion.
La ligne téléphonique « prévention des expulsions » : 01 42 79 50 39
Ce service prioritaire est ouvert aux locataires et bailleurs confrontés à une situation d’impayé et d’expulsion. Il est également à la disposition des services sociaux.
La consultation téléphonique pourra être suivie d’un entretien personnalisé.
L’Agence Départementale d’Information sur le Logement de Paris (ADIL 75) propose des informations juridiques, financières et fiscales sur toutes les questions relatives à l’habitat. 20 conseillers juristes et financiers se mobilisent pour mener à bien ces missions. Près de deux millions de ménages parisiens ont ainsi bénéficié d’un conseil logement de l’ADIL depuis sa création en 1979.