Les offres frauduleuses visant à manipuler les compteurs Linky continuent de circuler, comme l’a notamment illustré un article du Figaro (17 février 2025). Ce phénomène, loin d’être marginal, appelle une mise en garde claire. L’ADIL de Paris, en lien avec Enedis, souhaite alerter les usagers sur les dangers majeurs que représentent ces pratiques. Présentées comme des solutions pour alléger la facture, elles relèvent en réalité d’actes illégaux, risqués, et lourdement sanctionnés – tant pour les auteurs que pour les occupants des logements concernés.
Les offres frauduleuses visant à manipuler les compteurs Linky continuent de circuler, comme l’a notamment illustré un article du Figaro (17 février 2025). Ce phénomène, loin d’être marginal, appelle une mise en garde claire. L’ADIL de Paris, en lien avec Enedis, souhaite alerter les usagers sur les dangers majeurs que représentent ces pratiques. Présentées comme des solutions pour alléger la facture, elles relèvent en réalité d’actes illégaux, risqués, et lourdement sanctionnés – tant pour les auteurs que pour les occupants des logements concernés.
Une mise en danger de tous, pas seulement du fraudeur
Manipuler un compteur électrique – ou faire appel à quelqu’un pour le faire – c’est jouer avec le feu, au sens propre. Outre les risques d’électrisation, d’incendie ou d’instabilité du réseau électrique, ces fraudes peuvent mettre en danger l’ensemble des habitants de l’immeuble.
Une fraude détectable et sévèrement sanctionnée
Enedis est aujourd’hui en mesure de détecter à distance les signaux caractéristiques de fraude via les compteurs Linky. Depuis 2024, un programme national de lutte contre les pertes non techniques (PNT) et les fraudes a été lancé. Il mobilise des moyens humains renforcés (250 ETP, avec un doublement prévu), des campagnes de contrôles ciblés, et une stratégie judiciaire offensive : en 2025, 200 plaintes groupées seront déposées dans toute la France.
Les sanctions encourues sont particulièrement lourdes : jusqu’à 10 ans de prison et un million d’euros d’amende, comme le rappelle Enedis dans une enquête du Figaro (L’inquiétante prolifération des escrocs qui proposent de truquer votre compteur Linky pour faire « au moins 60 % d’économies », Le Figaro, 17 février 2025). Ces peines correspondent aux cas les plus graves, notamment en cas de fraude en bande organisée, escroquerie ou vol d’énergie aggravé.
Le compteur Linky : un outil de prévention… et de preuve
Le déploiement du compteur Linky a permis de réduire significativement les pertes non techniques. Mais si la fraude repart à la hausse, c’est aussi parce qu’elle est promue sur les réseaux sociaux comme une « solution miracle ». Une dérive inquiétante, d’autant que certains fraudeurs se filment et proposent même des “formations” à la manipulation illicite pour 1650 euros.
Or, ces dispositifs sont loin d’être discrets : Enedis est capable de repérer les anomalies (ouverture du cache, baisse suspecte de consommation, dérivation de courant), et transmet systématiquement les éléments aux procureurs.
Le client reste responsable
Le contrat GRD-F (Gestionnaire de Réseau de Distribution – Fournisseur) impose au client final de garantir l’accès aux installations de comptage et leur bon fonctionnement. En cas de fraude, même si elle a été réalisée par un tiers, c’est bien le client qui en porte la responsabilité.
Le rattrapage peut être lourd : facturation rétroactive, poursuites pénales, remise aux normes à ses frais, et perte de toute crédibilité en cas de conflit locatif ou litige de copropriété.
Pour un usage responsable de l’électricité, au service de tous
En ces temps de tension sur les prix de l’énergie, il est plus que jamais nécessaire de rappeler que l’électricité est un bien commun, dont la sécurité et la répartition reposent sur la confiance. L’ADIL de Paris se tient aux côtés des usagers pour les accompagner dans une gestion responsable et conforme de leurs consommations, et rappelle que des aides existent pour les ménages en difficulté.


